Lille – Escapade au pays des Ch'tis

Plongée dans un terroir haut en couleur où se mêle vie urbaine et patrimoine régional. Déjà le quartier de la gare terminus Sncf Lille Flandres frétille, à 55 min de Paris (1h05 pour une arrivée à Lille-Europe). Si la friendly attitude lilloise permet d’apprécier un week-end riche en émotions, une ville à taille humaine, proche de Paris avec une réelle authenticité. Par Jérome AZNAR.

 

 

Quand y aller ? Les pavés du nord se foulent aussi bien en hiver qu’en été, que ce soit début juin pour la Gay Pride, lors de la braderie, et le salon des Gens du Nord, fin janvier. Début septembre chaque année, la braderie rassemble un public assidu dans les lieux emblématiques lillois.

Ce qu'il faut voir. On admire plus qu’on ne visite, de l’Art Nouveau, de l’art néo-flamand autour du Parc Rouge, le théâtre de Sébastopol, le centre commercial d’Euralille, coincé entre les gares Sncf de Lille Flandres et Lille-Europe. Le tour de ville peut se réaliser en une journée, et vous donne un aperçu de la richesse de cette ville, méconnue. Les hôtels particuliers ponctuent le Vieux-Lille, souvent fermés mais accessibles lors des journées du patrimoine mi-septembre. Les beffrois émergent du cœur de ville, celui de la CCI à côté de l’Opéra culmine à 102 m,  ou celui de l’Hôtel de Ville de Mme la Maire. Le bois de Boulogne et le Champ de Mars ceinturent la citadelle par la rivière de la Deule, où se croisent familles, joggeurs et touristes. Le musée des Beaux-Arts, se positionne comme le 2e musée de France par sa richesse des collections présentées.

Ce qu'il faut faire. A côté de la Grand Place, avalez un café chez Morel & Fils, une ancienne boutique de 1823 conservée dans son jus, à l’ombre de la vieille Bourse, transformée en lieu de brocante les week-ends. Le dimanche matin, le marché reste incontournable. Wazemmes rassemble couleurs, et mélange de cultures, avec un grignotage aux P’tits Loups. Sinon, il y a la version bobos du marché de la Place du Concert.

 

La gastronomie. Ici, sur les pavés du Nord, les endives endossent un nom qui sent bon le terroir, les chicons, préparés de la même façon qu’ailleurs, au jambon avec leur sauce Mornay. Sur les cartes, souvent rédigées en flamand, optez pour le PovJevleesch, les carbonades flamandes au pain d’épices ou le waterzoï, du poulet à la crème de maroilles. A la braderie, si les moules frites se comptent par centaine, vous n’aurez que l’embarras du choix. La rue de Gand concentre plusieurs restos gays et friendly attitude, tels que le Domaine de Chavagnac, le Vieux Louis, Chez la Vieille, Philip bar-resto ou embarquez sur le Zango. Le fumet du maroilles pourra vous chatouiller les narines sauf si vous l’achetez à l’un des fromagers sur le marché du dimanche matin. Le nord compte de nombreuses spécialités sucrées, biscuiteries et confiseries très anciennes et régionales. Qui a oublié la Pie qui Chante ou Mi-Choco ? Avant de repartir, n’oubliez pas de remplir vos poches : bêtises de Cambrai, les sottises de Valenciennes, les chuques de Bavay … un paquet de gaufres vanillées de Meert, le pâtissier historique ouvert en 1735 rue Esquermoise, gaufres à la chicorée ou à la vergeoise, un merveilleux déguisé en meringue au chocolat, ou les fameuses gaufrettes avec leurs maximes amusantes, celles d’Eugène Blond. Ici, le spéculos belge se décline dans tous les sens. Pour les amateur de bières blondes ou brunes, Lille en regorge, fabriquées dans la région ;  leurs noms portent des noms sympathiques : la Choulette, la Saint Glinglin. Il existe même une bière réalisée lors de chaque braderie de Lille.

La vie nocturne. Les nuits lilloises sont longues. Les bars à bières des rues de Solférino et Gambetta, à l’ombre du théâtre de Sébastopol, débordent. Le Vice-Versa reste le bar homo garçons par excellence, avec son voisin d’en-face, le Privilège, un bar à champagne ultra friendly. Il y a toujours le Brigand rue de Gand où on retrouve les équipes des restos frienldy de la rue à leur fin de service jusqu’à la fermeture. Le Tchouka club de Claude va fêter allègrement ses 15 ans de nuits lilloises. Le tout nouveau marié lillois, Anthony, poursuit vaille que vaille ses soirées Délice, à Lille dans un club hétéro privatisé, le B-Floor et depuis 2010, un bar-club La Suite accueille toujours chaque mois le dimanche dès 18h un GTD, gay only, Vieux-Lille.

 

Le sexe. La ville offre plusieurs possibilités, que ce soit le Cube un sex-shop déguisé en cruising sur 2 judicieusement bien agencé, les saunas Le Lokal (urbain proche Lille-Flandre Sncf), les Bains (réparti sur 4 niveaux) et l’immense sauna le Soho à La Madeleine (tout y est grand à commencer par les vestiaires) complètent ce petit monde des lieux de sexe lillois et le sling à la Porte de Douai, un cruising qui propose une zone de drague répartie sur 3 niveaux et ferme à 6h du matin le week-end. A Dunkerque, il y a le Pied Marin et à Lens, le O’Relax. La grotte du Jardin Vauban reste LE lieu de drague extérieur, dans ce petit morceau de parc à l’anglaise face à la citadelle, au milieu du Bois de Boulogne, séparé par la rivière la Deùle. A 5h, le sauna Soho réouvre ses portes.

Où se loger. Contrairement à d’autres métropoles régionales, il existe peu d’hébergements gay friendly à Lille, hormis Jean-Jacques dans sa grande maison avec terrasse-jardin, derrière le théâtre de Sébastopol. On y appréciera les p’tit-déj préparés par Myriam. Certains sites de rencontres pourront vous apporter quelques réponses d’hébergement chez l’habitant.

 

Dans les environs. Prenez le métro pour découvrir la Piscine de Roubaix témoignage Art Déco devenu musée des arts décoratifs, ou visiter l’annexe du Louvre à Lens  (40 min).

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