Madagascar – l’île rouge aux trésors

Au cœur de l’Océan indien, cette grande île est tout simplement magique. La nature semble y avoir du génie et c’est une grande variété de paysages, de faune, de flore qui vous attend. Mais elle est surtout habitée par une population chaleureuse et souriante.

Les droits des LGBT ne sont pas reconnus et les mentalités sont longues à évoluer, mais les médias donnent une image de plus en plus positive des gays. Si quelques moqueries peuvent toujours s’entendre, ils ne semblent pas la cible d’agression. Il n’est d’ailleurs pas rare d’en croiser, seuls ou en couple, qui restent discrets tout en s’assumant complétement au sein de leur entourage et de leur famille. Ils tiennent parfois des propos durs entre eux concernant ceux qui sont trop folles, se travestissent ou se prostituent, mais cette société là évolue et plutôt bien, puisque c’est vers plus de tolérance.

Le pays est grand et les transports pas très rapides. Il faudra donc faire des choix ou partir longtemps. En tous cas, où que vous soyez vous serez séduit par l’authenticité de ce pays-continent absolument extraordinaire.

 

 

Quand y aller ? La meilleure période pour s’y rendre est la saison sèche d’avril en octobre. Le reste de l’année correspond à la saison des pluies où la chaleur est intense avec possibilité de cyclones de janvier à mars. En fonction de la partie de l’île, juillet/août peut être relativement frais et correspond à la haute saison touristique. Notre préférence va à septembre-octobre car c’est la saison des baleines. Pas de gay pride ou d’événement LGBT sur l’île.

 

Ce qu'il faut voir. Le pays est immense et les possibilités nombreuses. Mon rêve était les baobabs à l’ouest de l’île que j’ai complété après quelques heures de pistes par les étonnants massifs calcaires des Tsingy. Un peu partout dans le pays, vous découvrirez des parcs nationaux avec de nombreuses espèces de lémuriens, de caméléons, de reptiles ou d’oiseaux. Faune et flore sont d’une richesse inouïe ! Nous partirons sur la RN7 en route vers le sud : des rizières des haute terres aux kilomètres de plages de sable fin en passant par les massifs montagneux, le tout jalonné par des petits villages, c’est une véritable aventure. Il y a aussi les îles luxuriantes et tout simplement paradisiaques : Nosy Be parfumée par sa production d’ylang-ylang et la très authentique Sainte-Marie. C’est à Antananarivo (Tana !), la capitale que vous trouverez un peu de vie gay et une véritable activité nocturne, mais la ville peut s’avérer vite stressante et sans beaucoup de visites.

Ce qu'il faut faire. Ancien repaire de pirates des mers du Sud, le lagon de l’île Sainte-Marie est un site parfait pour l’observation des baleines à bosse qui viennent s’y reproduire et élever leurs petits pendant l’hiver austral. Un spectacle extraordinaire ! Encore plus fort, Baleines Rand’eau proposent à NosyBe de nager avec des requins baleines d’octobre à décembre. Equipé de palme, masque et tuba, vous plongez et nagez à ses côtés sans aucun danger. Le plus gros poisson du monde peut faire 14 mètres de long. Vous pouvez aussi profiter de la sérénité d’un petit village de pêcheur du sud de l’île dans la gay-friendly auberge de Peter Pan. A 1h de bateau de Tuléar, coupé de la modernité et avec une vie simple, vous vous sentirez revivre.

 

La gastronomie. Beaucoup de riz et d’épices pour cette cuisine typiquement créole. Le plat national fait à base de feuilles de brèdes et de viande, est le Romasava. Quelques expériences étonnantes comme le très savoureux steak de zébu,  ou le ragout de chauve souris (et bien, c’est délicieux !). C’est à Tana que se trouve les établissements gastronomiques, mais notre coup de cœur va à Chez Sucett’s qui nous a toujours régalé des spécialités locales en toute simplicité. Dans le reste du pays, les hôtels de standing correct proposent une bonne cuisine. En traversant les villages, vous vous essaierez aussi aux vendeuses ambulantes : beignets, bananes séchées… Et côté boisson : bière et rhum arrangé mais aussi des vins d’Afrique du Sud.

La vie nocturne

A Tana, cela fait maintenant plus de 2 ans que le Caverna dans le quartier d’Isoraka accueille les jeunes branchés de la capitale dans ses 80 m2 dédiés à la fête ! Si tout le monde vient profiter du karaoké et des cocktails jusqu’à l’aube, c’est clairement le point de rendez-vous des gays locaux. Ils sont nombreux et l’ambiance est un peu fofolle, voire un peu trop, ce que déplorent certains locaux en objectant un cassant « ce n’est pas mon genre ». En tous cas, il n’y a pas tant de touristes que cela et vous nouerez des contacts facilement.

A côté, le Manson est gay friendly et il y a aussi un petit karaoké qui s’appelle la Jungle, tenu par un jeune malagasy fréquenté par une clientèle mixte. Les Malgaches savent faire la fête et vous ne regretterez pas votre soirée. Par contre, comme toujours à Tana et encore plus la nuit tombée, veillez à ne pas exhiber vos richesses et utilisez systématiquement un taxi, sinon vous risquez de vous faire dépouiller. N’oubliez pas non plus vos papiers d’identité,  car là, c’est la patte du policier que vous devrez graisser.

 

 

Le sexe

Où se loger. A Tana, l’hôtel du Louvre est central, très bien tenu, avec une grande piscine en sous-sol et plutôt gay friendly. A Sainte-Marie, le Princesse Bora est superbe et tenu par Fifou le responsable de l’assoc de plongée locale. Il y a également l’Adonys Eden Lodge qui est tenu par un couple gay et qui semble être un véritable petit paradis. A Nosy Be, une petite chambre d'hôte tenu par Philippe, un gay français, vous reçoit. Il gère aussi Aqua-Jet qui propose des excursions et plongée sur l'île.

Dans le sud à une petite heure de bateau de Tuléar, sur la magnifique plage d’Anakao, se trouve l’Auberge Peter Pan tenue par Dario et Valerio, un couple de jeunes gays italiens. C’est donc un hébergement ouvert à tous mais vraiment friendly ! Le couple est très bien intégré dans ce petit village de pêcheur. Leur restaurant propose une excellente cuisine fusion italo-malgache et vous finirez la soirée en musique dans la bonne humeur. L’hôtel est fait de petits bungalows en dur, avec ou sans toilettes, mais avec un accès à la plage pour tous. Une ambiance du bout du monde idéale pour se ressourcer.

 

S’organiser. Un séjour à Madagascar peut se faire en réservant ses hôtels et transports soit même. Attention pour les vols intérieurs, Air Madagascar n’a pas beaucoup de rotation et peut s’avérer coûteuse ; prendre le vol international avec eux permet de bénéficier de 50% sur les tarifs intérieurs. Pour les transports terrestres, des voitures avec chauffeurs sont nécessaires car les routes ne sont pas sûres.  

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