Rome, la dolce vita.

La ville éternelle, capitale de l’Empire Romain et de l’Italie est un véritable musée à ciel ouvert. Chaque époque a laissé son empreinte sur cette ville d’art. Les bâtiments sont imposants et les œuvres à tous les coins de rue. C’est aussi une capitale vivante où l’on prendra plaisir à se balader et où l’on mange délicieusement bien. Toujours bien habillés, les romains sont charmeurs et un brin macho. La Viale San Giovanni, dite « Gay Street » près du Colisée concentre des établissements gay ou gay friendly mais il n’y a pas de quartier spécifiquement gay. La Rome antique où la bisexualité était la norme semble bien lointaine. Cicéron, Hadrien ou Jules César avaient leurs amants attitrés en plus de leur femme, mais le christianisme est passé par là. Mais bon, le Vatican est plus friendly qu’il ne le laisse paraître. Embarquement pour Rome et un séjour placé sous le signe de la dolce vita.

 

 

Quand y aller ?

On adorera Rome toute l’année ! Le printemps bien sûr, car il ouvre la saison des terrasses. La ville célèbre les fêtes chrétiennes avec ferveur. La Gay Pride a lieu début juin. L’été est un peu chaud et la ville désertée par les locaux en août, mais juché sur un Vesta (le scooter italien par excellence), la ville semble à nous. Les établissements élisent domicile dans le Gay Village (Via delle Tre Fontane, métro Magliana) au sud de la ville où se déroulent pleins de festivités live de juin à septembre : disco, film, théâtre… The place to be ! L’automne pour le retour au calme et le début des saisons culturelles dans les salles de spectacle. L’hiver enfin, car il y fait relativement doux et la saison de Noël très bien fêté. C’est également l’occasion de participer à Catacombs, une soirée haute en couleur organisée début décembre par le Leather Club Roma. Ces derniers organisent la Fetish Pride Italy fin février. A noter aussi la Rome Bears Week en janvier et les événements du CoMog, l’association des bikers locale, ou de l’Associazione di Volontariato Libellula pour les trans et drags.

Ce qu'il faut voir

Entre la Rome impériale, celle de la Renaissance ou la moderne, il y a vraiment de quoi y faire. Le Colisée bien sûr, véritable symbole de la ville. Il a tout de même fallu plus de 120 000 esclaves pour le construire en l’an 72 puis les combats de gladiateurs s’y sont déroulés jusqu’au 5éme siècle. Le Forum Romain, centre du pouvoir, est imposant avec ses arcs, colonnes, temples… Nous sommes au bas du Capitole, véritable forteresse naturelle de la ville avec sa place et ses musées. Le Palais des Conservateurs et le Palais Neuf abritent les peintures et sculptures des plus grands. Rubens, Véronèse, Titien… Les dieux grecs, Hercule, Vénus y sont magnifiés de façon monumentale. Il faudra aussi aller au Panthéon sous la coupole du temple construit en l’honneur de Mars et Vénus, qui ont donné naissance à Romulus et Remus, fondateur de la ville. Les fontaines occupent aussi une place importante. Celle de Trévi bien sûr où l’eau arrivait dès l’an 19 avant Jésus-Christ, celle de Neptune avec sa monumentale sculpture du Bernin sur la place Navonna ou celle de la piazza di Spagna.

Le Vatican fait partie des incontournable pour les plafonds de la chapelle Sixtine ou la coupole et la Piéta en marbre de la basilique Saint-Pierre-de-Rome de Michel-Ange. Si ce dernier n’a pas avoué son homosexualité, il déclamait des vers très inspiré à son jeune amant. Le Bernin y a également laissé de nombreuses œuvres dont le baldaquin en bronze. Il y bien sûr la place Saint-Pierre, ses colonnes et ses 140 statues ou les jardins gardés par les gardes Suisse aux costumes colorés et souvent fort charmants. Sinon, il y a aussi la basilique Saint-Jean de Latran, première église de Rome en 324, où les noces de treize couples gays furent célébrées au 16è siècle avec l’approbation de l’Eglise. Beaucoup à voir et à visiter, mais il ne faudra oublier de flâner et se perdre dans les ruelles, notamment dans le quartier de Trastevere qui est resté très haut en couleur. Plus reposant, les jardins de la villa Borghèse sont une halte appréciable. Il vous faudrait de nombreux voyages à Rome pour en voir toutes les richesses… voilà déjà un bon début.  

Ce qu'il faut faire

Louer un vespa et profiter de la capitale romaine comme un local est vraiment faisable. Mais il ne faut pas être angoissé par la circulation souvent chaotique. Le mois d’août est assez idéal lorsqu’il y a moins de circulation. Sinon, Rome est une des capitales de la mode, donc propice au shopping. Les grandes marques et des créateurs bien sûr, mais d’autres beaucoup plus abordables notamment via del Corso entre la place du Peuple et la piazza Venezia. Les amateurs de cuir et latex iront à Alcova (Piazza Sforza Cesarini 27). C’est ouvert tous les jours de 10h à 20h sauf le dimanche.

 

La gastronomie

La cuisine italienne est exceptionnelle et Rome permet de profiter de toutes ses cuisines régionales. Pas évident de tenir le rythme local où les savoureux antipasti, seront suivi d’un primo piatto composé de pâtes ou risotto, puis d’un secondo piatto avec une viande ou un poisson et enfin d’un dessert. Souvent, le midi sera l’occasion d’une salade, de charcuterie (bresaola, coppa, pancetta…) ou d’une pizza prise sur le pouce. L’après midi permettra de goûter quelques bonnes glace artisanales dans l’une des nombreuses gelateria. Le dîner qui est souvent tardif (vers 21 ou 22h) pourra se prendre dans les petites trattoria ou osteria dont l’ambiance est très familiale et le prix raisonnable.

Dans « Gay Street », il y a le Coming Out (Via di San Giovanni in Laterano 8, métro Colosseo) qui sert des petits déjeuners et brunch en journée avec vue sur le Colisée ainsi que le My Bar juste à côté avec une belle carte. Beaucoup de touristes en journée mais plus gay en soirée. Dans la même rue au n°120, deux charmants bears servent des gelato à tomber au Ice cream Bears. Sinon Piazza Venezia près du Capitole, la très friendly taverne Edoardo II (Vicolo Margana 14) propose une savoureuse cuisine et il y a des strip show certains soir.

 

La vie nocturne

Elle n’est pas très intense mais les clubs sont agréables en semaine et plutôt animés le week-end. Les établissements sont dispersés dans la ville mais facilement accessibles à pied, vespa ou taxi.

Dans Gay Street, avec des terrasses bondées aux beaux jours, le Coming Out sert des cocktails tous les jours jusqu’à 2h du matin ainsi que le My Bar juste à côté. Dans le très haut en couleur quartier de Trastevere, c’est au Garbo (Vicolo di Santa Margherita 1/A) qu’on en dégustera d’excellent. Il est très fréquenté après minuit en fin de semaine. En discothèque, le Frutta e Verdura (Via di San Passera 27) est gay, sinon Alibi (Via di Monte Testaccio 44, métro Piramide), Amigdala (à Goa, Via Libetta 13), Glamda (à Circolo degli Artisti, Via Casilina Vecchia 42), Muccassassina (à Qube, Via di Portonaccio) sont gay friendly et programment des soirées spécifiquement gay. Voir aussi la programmation de Splash Roma avec ses gogos du samedi soir ou Subwoofer pour les bears tous les derniers week-ends du mois.

Le sexe

Où se loger

Dans « Gay Street », avec une très belle vue sur le Colisée, 2nd Floor (Via San Giovani in Laterano 10) est un petit hôtel gay très agréable, juste en dessus du bar Coming Out. A proximité de la gare Termini, Ares Rooms (Via Domenichino 7) propose 8 chambres et Best Place (Via Turati 13) en propose 5 ; place Navona, Relais Navona 71 propose 6 chambres ; près de de Piazza di Spagna, il y a Domus Valeria (Via del Babuino 96, métro Spagna ou Flaminio) ; dans le quartier Appio Latino, c’est Orlando Innamorato (Via Mortara 2, métro Re di Roma, Ponte Lungo). Sinon, il y a la possibilité de loger chez des locaux avec le réseau Ebab qui a plein de membres à Rome.

Dans les environs

La mer, la plage et les dunes ne sont pas si loin que cela. Les romains iront à Settimo Cielo au sud d’Ostia qui est à une demi-heure de train. Prendre le train jusqu’à C. Colombo puis le bus 7. Il y a des drapeaux gay et le bar Stabilimento. Sinon, il y a une plage à Cerenova à 46 km sur la Via Aurelia ou la Spiaggia di Campo di Mare à Cerveteri avec une espace naturiste gay et de la drague. Sinon, le train rapide Italo relie Naples en 1h09, Florence en 1h30 , Milan en 3h et Turin en 4h15. Le site internet permet de réserver rapidement et ce n’est pas très cher.

 

Comment s’organiser

Billet d’avion en poche, vous trouverez sans peine à vous loger. Les locations de Vespa se font sur place dans de petites boutiques du centre ville. Bici&Baci (Via Cavour 302 près du Colisée ; Via del Viminale 5 près de la gare Termini) propose de bons prix. Sinon, une carte de transport et c’est parti ! Pour les lieux de drague (sex-club et sauna), comme partout en Italie, il vous faudra une carte Uno Club ou One Pass. Cela s’achète à l’entrée d’un des clubs la demandant et cela coûte 8 euros pour le mois. Il faut présenter une pièce d’identité pour l’abonnement puis vous êtes tranquille. Vous n’y couperez pas, les responsables des lieux sont strict la dessus.

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