Transylvanie, sur les traces de Dracula...

Une escapade proposée par Mircea de la très friendly Maison Victoria.

 

 

Entourée par les Carpates, la région de Transylvanie est une destination très nature aux traditions très fortes. La région est chargée d’histoire et richement dotée en villes médiévales. C’est tout simplement magnifique ! A cela s’ajoute la légende du comte Dracula et la possibilité de visiter son mythique château à Bran. Si l’on ne peut pas parler de vie gay comme à Bucarest, la capitale roumaine, les LGBT sont bien présent et vivent discrètement. Un bon voyage en dehors des sentiers battus…

 

 

Quand y aller ?
Avec son climat continental, la Roumanie a des étés très chauds avec des températures atteignant plus de 30° et des hivers rigoureux avec beaucoup de neige. La ville de Bravov est d’ailleurs la plus grande station de ski d’Europe de l’Est. Le printemps et l’automne sont assez brefs mais très agréables. Pas de gay-pride en Transylvanie, mais début juin il y a une semaine de la fierté GayFest qui s’achève par une marche à Bucarest. Accept association lutte pour les droits des LGBT.

Ce qu'il faut voir

La région regorge d'édifices médiévaux. Très centrale, la cité de Brasov possède une superbe église gothique, la première école roumaine qui date de 1495  et de nombreux musées. A proximité, le château de Bran perché sur son pic rocheux, n’a pas été construit par Vlad Țepeș l'Empaleur, mais celui ci y aurait souvent trouvé refuge lors de ses expéditions militaires et y aurait été incarcéré. Le château est donc définitivement associé au mythique château du comte Dracula. Muni de crucifix et de collier d’ail, vous pourrez y donc vous frotter à la légende. Certaines soirées spéciales sont organisées, avec une reconstitution de la vie à la cour où le conte de Dracula vous accueille avec un verre de vin rouge-sang à la main. Dans la cour intérieure dansent les iele, les fameuses nymphes du folklore roumain qui enivrent tout les passants sous le regard malveillant des strigoi qui hantent toujours le château.

Sinon, la ville de Bran, défendue par la spectaculaire forteresse de Rasnov, est très agréable et organise des fêtes folklorique toute l’année où paroles, danses, déguisements s'harmonisent pour constituer un spectacle très authentique. En partant vers l’ouest, Sibiu, capitale culturelle européenne en 2007, à l’un des plus riche centre historique de la région avec de belles rues pavées et des maisons colorées. Il ne faudra pas manquer Sighişoara, classé à l’Unesco pour sa forteresse médiévale encore habitée. C’est l’un des joyaux de la Transylvanie. On y visite la tour de l’Horloge, l’église du couvent des Dominicains ou celle de la Colline. C’est également là où Vlad Tepes serait né et aurait vécu les premières années de sa vie. Plus au nord, Târgu Mureş est plutôt d’influence hongroise, comme les villages des environs, avec beaucoup de tuiles vernissées et un magnifique Palais de la Culture de type Art Nouveau.

Ce qu'il faut faire

C’est une région rurale avec de nombreux village authentiques et des traditions fortes. On ne peut être que séduit par les garçons et filles qui mettront en valeur les costumes traditionnels lors de spectacles folkloriques, comme dans le village de Magherani Nyaradmagyaros par exemple. Par ailleurs, les Carpates qui culminent à 2500 mètres d’altitude offrent un terrain de jeu incroyable pour les amateurs de randonnée et de nature.

 

La gastronomie
Si la gastronomie roumaine a de fortes influences turque, grecque ou slave, celle de Transylvanie subit également l’influence hongroise et germanique. La cuisine est généreuse et variée et les restaurants font la part belle aux traditions. Les soupes y sont une institution et débute tout repas. En plat principal, le typique chou à la Cluj est délicieux ; il s’agit de tranches de chou cuites au four avec de la viande hachée. Le salami de Sibiu est également réputé dans tout le pays. En dessert, on optera pour les beignets à base de fromage frais et les fameux kürtos qui sont des brioches creuses cuites à la broche.

Côté adresse gay friendly à Brasov, le restaurant Belvédère, perchée en haut d'une colline offre une vue panoramique sur la ville médiévale. C’est chic et chaleureux, comme un beau chalet à la montagne avec une lumière tamisée qui met parfaitement en valeur une salle toujours pleine. Le chef apporte sa touche personnelle aux plats classiques du pays.  Il y a aussi le bistro Ma Cocotte qui est un endroit très charmant avec une cuisine à base de produits bio de la région, le restaurant La ceaun ou encore Casa Hirscher.

 

La vie nocturne
A Brasov, il y a des nombreux clubs et bars de jazz, rock ou folk, des discothèques avec une programmation hétéroclite qui satisfera les clubbers à la recherche des sonorités actuelles et nouvelles tendances. Côté adresse gay, le café bar Simone (rue Politehnicii nr.6) est LE lieu de rencontre de la jeunesse roumaine, ouverte et curieuse de nouvelles expériences. Il est très animé lors des soirées spéciales qui sont organisés tous les week-end. En version gay friendly, il y a Tipografia (rue Diaconu Coresi), très calme en journée, qui une fois la nuit tombée se transforme en une véritable "gare" ou se croisent locaux, touristes étrangers ou en provenance des autres régions roumaines. Il y a également Times (17 boulevard Eroilor), Goha Studio (15 boulevard Mihail Kogălniceanu) ou Louis (78 boulevard 15 Noiembrie). Plus underground, tendance tatouages et piercing, il y a Square (27 rue Piata Sfatului), Subsol (11 rue Sf. Ioan), Trippin (9A rue de Mijloc).

Le sexe
Il n’y a plus de législation discriminante à l’encontre des LGBT depuis 2001, mais l’homophobie reste assez présente car les mentalités évoluent lentement, notamment à cause des groupes d’extrêmes droites et de l’Eglise roumaine orthodoxe. La discrétion sera donc de rigueur. A Brasov, cela drague dans différents bars et clubs, à la Piata Sfatului ou dans le parc central à l’opposé de l’hôtel de ville ; à Sibiu, dans les parcs Arini et Astra. Sinon, les sites comme Gay Romeo ou les applis comme Grindr permettent de nouer rapidement contact. A noter que la majorité sexuelle est à 15 ans pour les homosexuels.

 

Où se loger
La maison Victoria tenu par Mircea, un jeune gay local, propose dix chambres avec salle de bain, dans la petite ville de Rasnov située à 15 minutes de Brasov et du château du comte Dracula. Idéal pour rayonner dans les environs. La maison à une grande cuisine ; on peut cuisiner soi même ou faire appel a quelqu'un recommandé par Mircea. Ce n’est pas exclusivement gay, mais vraiment très gay friendly.

Comment s’organiser

Pas de formalité particulière pour ce pays faisant partie de l’Union Européenne si ce n’est un passeport ou carte d’identité en cours de validité. Il n’y a pas d’aéroport à Brasov, donc il faudra atterrir à l’aéroport international de Bucarest puis louer une voiture. Pas de problème de sécurité particulier en Transylvanie si ce n’est la population d’ours qui est assez importante (environs 6000). Si vous en croisez un, il convient d’éviter les cris, les mouvements brusques et ne pas essayer de le nourrir. ;-)

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